Blog›OQTF & éloignement›Article
Contentieux
Une décision en quarante-huit heures, mais un seuil d'admission élevé. Savoir quand il prospère — et quand un autre référé sert mieux le dossier.
L'article L. 521-2 du code de justice administrative permet au juge des référés d'ordonner toute mesure nécessaire à la sauvegarde d'une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public aurait porté une atteinte grave et manifestement illégale. Il statue dans un délai de quarante-huit heures.
Le référé-liberté n'est pas un raccourci pour obtenir un titre de séjour. Il est rejeté lorsque l'urgence n'est pas caractérisée à quarante-huit heures, lorsque l'illégalité suppose une discussion de fond, ou lorsqu'une autre voie — référé-suspension, référé « mesures utiles » — permet d'obtenir le même résultat.
| Situation | Voie adaptée |
|---|---|
| Aucune décision prise, carence de l'administration | Référé mesures utiles (L. 521-3) |
| Décision illégale, urgence à bref délai | Référé-suspension (L. 521-1) |
| Atteinte flagrante, urgence à 48 heures | Référé-liberté (L. 521-2) |
Le choix se fait au vu des pièces disponibles à l'instant où il faut saisir. Un référé-liberté rejeté fragilise la suite du dossier : mieux vaut la voie qui correspond réellement à la situation.
Cette page a une vocation d'information générale. Elle ne constitue pas une consultation juridique et ne saurait garantir une issue déterminée : chaque dossier s'apprécie au regard de ses pièces et de sa procédure. Une convention d'honoraires écrite est établie pour toute mission confiée au cabinet.
Cabinet reçu sur rendez-vous à Paris, et en visioconférence partout en France.